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Rénover sa salle de bain : les étapes essentielles pour un résultat professionnel
Rénovation

Rénover sa salle de bain : les étapes essentielles pour un résultat professionnel

6 min de lecture

Rénovation salle de bain étape par étape : budget, plomberie, étanchéité, carrelage et finitions. Conseils de pros pour un chantier sans mauvaise surprise.

Rénover une salle de bain exige de coordonner plomberie, étanchéité, électricité et carrelage dans un ordre précis. Le budget moyen se situe entre 8 000 et 15 000 euros pour une pièce de 5 à 7 m². Bien planifiée, cette rénovation transforme un espace vieillissant en un lieu fonctionnel et agréable, tout en augmentant la valeur du bien de 10 à 15 %.

Definir le projet et le budget

La première question conditionne tout le chantier : simple rafraîchissement ou rénovation complète ? Un changement de carrelage et de robinetterie coûte entre 3 000 et 5 000 euros. Une refonte totale avec déplacement de la plomberie grimpe à 8 000-15 000 euros, pose comprise.

Le choix entre baignoire et douche à l’italienne impacte directement le budget. La douche à l’italienne coûte 1 500 à 3 500 euros (receveur extra-plat + paroi), tandis qu’une baignoire standard se situe entre 300 et 1 200 euros hors pose.

Prévoyez une marge de 10 à 15 % pour les imprévus. La dépose des anciens revêtements révèle souvent des canalisations fatiguées ou des supports dégradés par l’humidité.

Concevoir le plan d’aménagement

L’agencement respecte des distances minimales entre les équipements et garantit une circulation fluide. Ce point devient critique pour aménager un petit espace. Les normes électriques NF C 15-100 définissent des volumes de sécurité autour des points d’eau.

Principes à respecter :

  • Espacement minimal de 60 cm devant chaque équipement sanitaire.
  • Accès facilité à la robinetterie et aux vannes d’arrêt pour la maintenance.
  • Ventilation : VMC ou fenêtre ouvrante pour évacuer l’humidité. Sans ventilation correcte, le carrelage neuf moisit en moins d’un an.

Un plan coté, même sommaire, valide l’implantation avant la commande des équipements. Cette précaution évite les erreurs coûteuses : un meuble vasque de 80 cm commandé pour un mur de 75 cm, par exemple.

La dépose et la préparation du chantier

Première phase : démonter les anciens équipements (baignoire, lavabo, WC, carrelage mural et au sol). Cette étape génère un volume important de gravats. Comptez 150 à 300 euros pour la location d’une benne de 3 m³.

La pièce mise à nu, inspectez l’état des murs, du sol et des canalisations. Les supports doivent être sains, plans et secs avant d’accueillir les nouveaux revêtements. Toute trace d’humidité ou de moisissure se traite à la source avant de poursuivre : un enduit posé sur un mur humide se décolle sous 6 mois.

Les travaux de plomberie

La plomberie constitue le squelette de la salle de bain. Si l’agencement change, les arrivées et évacuations d’eau doivent être repositionnées. Les tubes en PER (polyéthylène réticulé) ont remplacé le cuivre sur 80 % des chantiers : plus souples, plus rapides à poser, insensibles à la corrosion.

Points de vigilance :

  • Pente d’évacuation : minimum 1 à 2 % vers la colonne de chute pour garantir un écoulement correct.
  • Raccordements : joints et raccords adaptés à la pression du réseau (3 à 5 bars en moyenne).
  • Vanne d’arrêt : un robinet d’arrêt accessible dans la pièce coupe l’eau en cas de fuite.
  • Douche à l’italienne : le receveur extra-plat exige un siphon de sol encastré. Selon la configuration, un décaissement du plancher ou une rehausse de 3 à 5 cm s’impose.

Faites appel à un plombier qualifié pour cette étape, surtout si les canalisations existantes sont en plomb ou en fonte. Le remplacement de ces matériaux anciens ajoute 500 à 1 500 euros au budget.

L’étanchéité : l’étape que personne ne doit négliger

L’étanchéité garantit la durabilité de la salle de bain sur 15 à 20 ans. Avant la pose du carrelage, un système d’étanchéité liquide (SEL) s’applique sur toutes les zones exposées aux projections d’eau : parois de douche, contour de baignoire, sol de la douche à l’italienne.

Cette membrane souple, appliquée en deux couches croisées avec des bandes de renfort dans les angles, bloque toute infiltration d’eau dans la structure. Le coût du matériau ne dépasse pas 15 à 25 euros/m². Sauter cette étape expose à des dégâts invisibles qui se révèlent trop tard : moisissures derrière le carrelage, détérioration des matériaux porteurs, dégâts des eaux chez les voisins du dessous.

Le carrelage mural et au sol

Le carrelage reste le revêtement de référence en salle de bain : résistant à l’eau, facile d’entretien, durable 20 ans et plus. Le grès cérame domine le marché avec une gamme de formats allant du 20x20 cm au 120x260 cm.

Recommandations pour le choix et la pose :

  • Au sol : carrelage antidérapant classement R10 minimum. R11 pour une douche à l’italienne.
  • Aux murs : les grands formats (60x120 cm) limitent le nombre de joints et agrandissent visuellement la pièce.
  • Joints : mortier-joint hydrofuge adapté à la couleur. Les joints époxy, plus coûteux (2 à 3 fois le prix), résistent mieux aux moisissures.
  • Pose : double encollage obligatoire pour les formats supérieurs à 45x45 cm. Cette technique garantit une adhérence sur 100 % de la surface.

Le budget carrelage (fourniture + pose) se situe entre 40 et 120 euros/m² selon le format et la qualité.

L’installation des équipements sanitaires

Les revêtements posés et secs (48 heures minimum), place à l’installation : receveur de douche ou baignoire, meuble vasque, WC suspendu et robinetterie. Chaque élément se fixe solidement et se raccorde avec soin.

La robinetterie thermostatique s’impose pour la douche : elle maintient la température choisie à +/- 1 degré et intègre une sécurité anti-brûlure à 38 degrés. Avec des enfants dans le foyer, ce choix n’est pas un luxe.

Le WC suspendu, en plus de son esthétique, facilite le nettoyage du sol et libère 15 à 20 cm au sol par rapport à un WC classique. Son bâti-support exige un mur porteur ou une cloison renforcée.

Les finitions et la mise en service

Les dernières étapes font toute la différence :

  • Accessoires : porte-serviettes, miroir, éclairage LED (minimum 300 lux au-dessus du miroir).
  • Joints silicone : en périphérie de chaque équipement. Un silicone anti-moisissure certifié résiste 5 à 8 ans contre 2 à 3 ans pour un silicone standard.
  • Peinture : les zones non carrelées reçoivent une peinture spéciale pièces humides (classement V2 minimum).

Avant la mise en service, testez l’étanchéité : laissez couler l’eau dans chaque équipement pendant 10 minutes et vérifiez l’absence de fuite à chaque raccordement. Un test de charge sur la douche à l’italienne (bouchon + 5 cm d’eau pendant 24 heures) confirme l’étanchéité du receveur.

Professionnel ou auto-rénovation

Certains travaux sont accessibles aux bricoleurs expérimentés : peinture, pose d’accessoires, remplacement de robinetterie. La plomberie, l’électricité et l’étanchéité relèvent de compétences techniques qui engagent la sécurité et la pérennité de l’ouvrage.

Un artisan qualifié garantit un travail conforme aux normes NF C 15-100 (électricité) et DTU 65.10 (plomberie). Son assurance décennale couvre les désordres pendant 10 ans. Sur un chantier à 12 000 euros, la main-d’oeuvre représente 40 à 50 % du budget total.

Prochaine étape : mesurez votre salle de bain, listez les équipements souhaités et demandez 3 devis détaillés à des artisans de votre secteur. Comparez les prestations ligne par ligne, pas seulement le total. Les premiers rendez-vous sont gratuits et sans engagement.

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